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Mes amours noires - Philippe Milbergue
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Mes amours noires - Philippe Milbergue

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Mes amours noires a été édité pour la première fois en 1986. J’allais sur mes 25 ans et jamais je n’aurais imaginé écrire cette préface. Souvenez-vous ! « Quand viendra l’an 2000… » alors, pensez ! L’an 2020 n’était pas au programme.

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Mes amours noires a été édité pour la première fois en 1986. J’allais sur mes 25 ans et jamais je n’aurais imaginé écrire cette préface. Souvenez-vous ! « Quand viendra l’an 2000… » alors, pensez ! L’an 2020 n’était pas au programme.

Et pourtant, nous y sommes, j’y suis, proche de la soixantaine, aussi vieux que les vieux que nous querellions alors. Le seul qui trouvait grâce à mes yeux, à l’époque, se nommait Léo Ferré. Il avait 70 ans à peine et je le voyais comme un esprit tutélaire, un grand-père puisqu’il avait l’âge d’être le mien.

Mes amours noires lui doit beaucoup. Pour la forme et pour le fond. D’abord parce que ce sont des poèmes « à dire », ayant fait mienne cette colère exutoire qui transforme la lettre en cri, le verbe en chant, le vers en musique. Ensuite parce que l’art poétique défini par la Préface, introduction du livre « Poètes vos papiers ! » et de l’album « il n’y a plus rien », me collait et me colle toujours à la peau.

La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.

Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie, n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale, tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.

Que dire de plus ?

Je ne pensais pas, au début des années ’80, que le monde pourrait évoluer vers ces utopies qui me portaient, où l’homme serait le frère de l’homme. Les années passées m’ont, malheureusement, donné raison et l’homme est, de plus en plus, un loup pour l’homme. Mais cela nous oblige-t-il à baisser les bras ?

Si Mes amours noires a évolué depuis, au gré des relectures, un mot remplaçant l’autre, un texte écarté reprenant sa place, le rythme reste le même ; il est celui de la lutte, celui du partage, celui des bras ouverts et celui de nos solitudes.

 

Les illustrations sont extraites des Voyages de Cyrano de Valérie Lamarre. Vous pouvez découvrir son travail sur son site :

www.valerielamarre.com

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